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Mairie de Sainte Foy l'Argentière
18, Impasse de la Mairie
69610 - Sainte Foy l'Argentière
Tél: 04 74 70 03 95
Mail: mairie@sainte-foy-largentiere.fr

Horaires d'ouverture :
Lundi - Vendredi:
de 14h00 à 17h30
Mardi - Mercredi:
de 16h00 à 17h30
Jeudi:
de 9h00 à 12h00
Permanence téléphonique:
du Lundi au Vendredi

de 8h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30

Permanence des élus le samedi:
de 9h30 à 11h30

Patrimoine

 

Le Château

 

Situé au centre du village, il est mentionné pour la première fois au XVème siècle dans un acte de vente datant de 1543. Il fut agrandi à différentes périodes, passant entre les mains de plusieurs familles. Il appartient à la famille de FENOYL depuis 1772. Il aurait été reconstruit en 1690 et restauré à plusieurs reprises aux XIXème et XXème siècles.

Son ample et austère façade est flanquée de deux tours et d’une échauguette. Au Moyen Age, il y avait des douves alimentées par l’Orgeole à l’emplacement de la Place du Marché. On voit d’ailleurs encore des meurtrières sur les murs, qui participaient au système défensif.

La couleur noire de la façade est due à l’enduit qui a été utilisé : il venait du sous-sol local et contenait du charbon.

Dans le jardin, se trouvent des sculptures très friables en forme de lion, licorne ou autres « bêtes ». Il en existe de très semblables à la Bâtie d’Urfé et au Château de Saint-Marcel-de-Félines.

Une branche de la famille de Fenoyl, fit construire deux bâtiments au XIXième siècle dans le parc du château. Avec la partie du parc située en bordure de la Grande Rue, ils ont été acquis en 1959 par la commune et sont devenus la poste en 1974, le collège public, qui est maintenant la mairie depuis 1975, et le parc municipal.

 

 Eglise

 

Elle a été construite en 1862 sur l’emplacement de l’ancienne chapelle qui occupait une partie de l’aile nord du château..On remarquera les vitraux du transept signés d’Alexandre MAUVERNAY et la paire de bénitiers muraux qui sont les deux valves d’un tridacne géant (coquillage) rapporté d’Océanie par un père missionnaire de la famille de FENOYL au début du XXème siècle. Présence de plusieurs statues dont une de Sainte Foy, en pierre peinte, couronnée et portant le gril de son martyre.

 

La gare et la ligne de chemin de fer

 

Construite en 1874, la gare est située sur la ligne Lyon-Montbrison (78 km) concédée à Lucien et Félix Mangini et exploitée de 1876 à 1990.

Le 19 juin 1868 : la ligne de chemin de fer Lyon-Montbrison (78 km) est déclarée d’utilité publique. Dès 1869 : le ministère de l’agriculture, du commerce et des travaux publics signe une convention pour sa construction et son exploitation avec les frères Lucien et Félix Mangini.

En 1871, l’ingénieur Biarez présenta le tracé qu’il avait dessiné.De 1876 à 1990, la ligne sera exploitée pour les voyageurs et les marchandises puis uniquement pour la marchandise dans les dernières années. Un embranchement particulier conduisait à la tuilerie.

En 1989 : la gare, devenue propriété du Simoly, et la voie ferrée entre Sainte Foy l’Argentière et l’Arbresle sont utilisées en été par un train à vapeur : Le Train de l’Evasion renommé ultérieurement Train Touristique des Monts du Lyonnais. Il permet de découvrir un autre visage de la Vallée de la Brévenne. La locomotive à vapeur en panne a dû être remplacée par une loco diesel. C’est l’association du Chemin de Fer Touristique de la Brévenne (CFTB) qui le gère.

Depuis 2012 : Réseau Ferré de France refuse l’autorisation de circuler, le train est donc en vacances forcées mais le CFTB n’a pas dit son dernier mot !

 

 

La Mairie et la Poste

 

A l’époque de la construction de l’Eglise au XIXème siècle, furent construits, dans une partie du parc du château, deux bâtiments pour servir de demeure à une branche cadette de la famille de FENOYL, pendant que les contremaîtres de la mine étaient logés dans le château, alors en très mauvais état. La famille de Fenoyl ayant réintégré l’ancien château, ces nouveaux bâtiments et le parc attenant furent rachetés par la commune en 1959 et réaménagés pour y installer le tout nouveau collège public dans la partie donnant sur le parc. Il y restera jusqu’à la construction de bâtiments spécifiques en 1968, rue des Prairies. La mairie actuelle le remplacera dans le parc en 1975.

Le bureau de poste existant à Sainte Foy depuis 1860 prendra possession du bâtiment donnant sur la Grande Rue en 1974.

Le parc est maintenant le parc municipal.

 

Le groupe scolaire

 

Situé en haut de la Grande Rue, il est typique des bâtiments construits dans la région au début des années 1900. Il a été inauguré en 1907 par Edouard Herriot. Il est construit symétriquement par rapport à un mur central auquel sont accolées deux volées d’escaliers desservant l’école des filles à l’est, celle des garçons à l’ouest.

Le groupe scolaire a pris officiellement le nom de Simone Veil le 20 juin 2019.

 

La Grande Rue

 

Elle est toute droite, très typique des pays miniers. On voit dans la zone centrale des maisons anciennes (XVIème et XVIIème siècles) considérablement remaniées. Dans la partie haute du village, s’alignent les anciennes maisons mitoyennes (fin XVIIIème et XIXème siècle) où logeaient les familles de mineurs des puits de charbon. Ces maisons ont toutes été construites selon le même modèle, selon des règles très strictes. Elles avaient toutes un puits, un potager, un local pour ranger le charbon.

 

Le cimetière

 

Les inhumations eurent d’abord lieu dans l’église (1658) puis dans un « nouveau » cimetière situé à l’intersection de la Grande Rue et de la Rue des Prairies (1813) avant d’être à nouveau transféré entre 1872 et 1874 à son emplacement actuel. Les tombes de certaines familles seront elles aussi transférées. Il comporte plusieurs tombes caractéristiques surmontées d’un toit en zinc fabriquées par un artisan du nom de Prothière qui aurait semble-t-il subi l’influence auvergnate.

Le très imposant caveau de la famille de Fenoyl a été construit en 1874-76 par l’architecte lyonnais Henri Feuga, et l’évêque aurait donné l’autorisation d’y célébrer des messes deux fois par an.

  

Monument aux morts

 

Une plaque commémorative ne marbre blanc gravé de 1,20m sur 0,95 m existe dans l’église.

Le monument actuel, une stèle en granite de plan triangulaire surmonté d’un coq en fonte les ailes déployées, inauguré en 1920 était situé en face de l’école maternelle, à l’intersection de la Grande Rue et de la Rue des Prairies. Il fut déplacé et installé dans le parc municipal.

 

Un puits commun

 

Ce puits très ancien (XVIIème ou XVIIIème siècle est encore visible du côté jardin de la Grande Rue), et on peut même voir la poulie pour remonter les seaux.

 

La terre cuite

 

On ne sait pas exactement quand commença le travail de la terre cuite mais, au début du XVIIIième siècle, des tuileries artisanales entièrement manuelles existaient : les tuiles étaient moulées sur les cuisses des tuiliers ! En 1880, création par la famille de Fenoyl d’une tuilerie mécanique qui, développée par la famille Balay, deviendra, toujours installée sur le même site, la Grande Tuilerie du Rhône puis Edilians à la pointe de l’innovation technique. Ces tuiles protègent une grande partie de la France, elles sont aussi commercialisées dans plusieurs pays d’Europe, en Arabie et au Japon !

A partir de 1972, installation des premières machines automatisées, et l’usine prend une stature nationale en entrant en 1986 dans le groupe Imétal. L’invention du four à joint d’eau « Hydrocasing », la met en tête sur le plan national et l’utilisation du gaz de ville que fait venir la commune en 1991 facilite cette avancée. En 1995, mise en service de l’unité de fabrication d’accessoires la plus moderne du monde. Actuellement Edilians produit 200 000 tonnes de tuiles par an !

Détail pittoresque quand on se promène dans les jardins fidésiens : les tuiles y trouvent une utilisation particulière : on s’en sert pour construire des murs de séparation en les posant sur la tranche !

 

Les mines de houille

 

Seules les maisons de mineurs situées dans le haut de la Grande Rue rappellent que Sainte Foy l’Argentière (Sainte Foy les Houilles en 1812) fut un village minier.

Dès 1740 sans doute, on a exploité en surface un gisement de houille. Sept ou huit puits étaient ouverts en 1752, et les galeries à ciel ouvert laissèrent la place à d’autres puits. En 1903, cent quatre-vingt-douze ouvriers y étaient occupés. Certains puits descendront jusqu’à 600 mètres de profondeur avant que l’exploitation ne soit arrêtée en 1931. Elle reprit pour l’alimentation des foyers domestiques entre 1940 et 1945.

 

La fabrique de porcelaine

 

Cherchant à résorber le chômage, le marquis de Fenoyl crée vers 1860 « La Manufacture de Porcelaines du Garat » qui utilisait la houille locale et le gisement de kaolin existant à Haute-Rivoire.

1864 : Construction des bâtiments de la Manufacture de porcelaines du Garat.

La production de qualité, grâce à une main d’œuvre spécialisée venue de Limoges (Haute-Vienne) et de Salins (Jura), permit à l’affaire de connaître un grand essor dans la fabrication de vaisselle, d’articles pour pharmaciens et de produits industriels.

1903 : Un brevet pour des isolateurs électriques et télégraphiques fut déposé époque où la manufacture employait 300 ouvriers !

1899 : La marquise de Fenoyl qui en assurait la direction depuis son veuvage en 1887 mit l’usine en société anonyme que ses enfants dirigèrent jusqu’en 1922 date du rachat par la société Thomson.

Après 1922, l’affaire passa de société en société, changea de nom.

1930 : La manufacture prend le nom de LIMOSA.

Elle périclita puis ferma en 1960.

Il ne reste rien ni de l’usine ni des fours situés à l’arrière de l’actuelle Place du Centre mais on trouve encore dans les placards de quelques Fidésiens de la vaisselle estampillée «  LIMOSA ».